Chapitre 1

Chapitre 1
. Claire faisait sa valise, encore... Si elle avait compté le nombre de fois qu'elle avait fait ce geste! Elle pourrait presque le faire les yeux fermés maintenant. Cette fois-ci, c'était pour San Francisco qu'elle décollait demain matin, elle adorait cette ville, il y allait souvent car elle s'arrangeait toujours pour prendre en charge les reportages qu'il fallait y tourner. Claire commençait à y avoir ses habitudes, d'ailleurs, sa chambre d'hotel sur Burst Street, était désormais presque comme la sienne puisque c'était toujours dans ce petit hotêl qu'elle passait ses nuits. Elle considérait la vieille dame qui s'occupait de l'hôtel comme sa grand mère et Claire ne manquait jamais une occasion de lui faire plaisir en lui apportant à chacun de ses voyages un petit cadeau français qui illuminait chaque fois le visage de la vieille dame. Son métier de journaliste l'emmenait partout à travers le monde mais celui qu'elle préférait était sans aucun doute celui pour lequel elle s'appretait à partir.

. Claire jetta un oeil par la fenêtre, la neige continuait de tomber, elle hésita entre un pull et un tee shirt manches longues, elle opta pour le second étant donné qu'en Californie, il ne neigeait sûrement pas. Elle adorait ce temps, regarder la neige tomber lui rappellait son enfance et ses apres-midis entières passées à se rouler dans la neige avec ses copines d'école quand les routes étaient trop encombrées pour que les bus se risquent à transporter les élèves. Elle se dit que c'était le temps où tout était simple, on ne se souciait que du moment présent, sans se poser de questions sur ce qui se passerait demain ; tout cela avait bien changé désormais. La sonnerie de son téléphone portable posé sur la table de nuit la rappella à la réalité. Elle s'en saisit et décrocha ; c'était Emma, sa meilleure amie :

. -Allo
. -Salut c'est Emma, tu te souviens de moi?
. -Salut! Ba évidemment que je me souviens de toi pouquoi tu me demandes ça?
. -Je te rappelle juste que ça va bientôt faire un mois qu'on ne s'est pas vues!
. -Oui, je sais mais en ce moment, tu comprends, j'ai beaucoup de travail, je dois faire tout mon possible pour montrer à mes supérieurs que je suis une bonne journaliste et qu'ils peuvent compter sur moi ; je dois encore faire mes preuves.
. -Claire, ça fait un an que tu me répètes ça! Depuis le temps, tu dois avoir fait des reportages aux 4 coins du monde et passé je ne sais pas combien de nuits blanches pour ton travail, tu devrais relacher un peu la pression, tes supérieurs savent maintenant que tu es une journaliste formidable!
. -Mhum, tu dois avoir raison...
. -Mais tu sais bien que j'a toujours raison! [rires] Trève de plaisanteries, tu n'as pas oublié qu'on passait le week end ensemble j'espère?
. -Euh... En fait c'est que je pars demain matin pour San Francisco, je suis vraiment désolée, j'avais totalement oublié, j'ai un reportage important à faire...
. -Qu'est ce que je t'avais dit?! Tu travailles trop!
. -Ben viens avec moi à San Francisco si tu veux!
. -Euh Claire je te rappelle que mes billets d'avion ne sont pas payés par mon patron moi! Tu rentres quand?
. -Dans une semaine si tout va bien.
. -Alors réserve le week end prochain! Et je te préviens que cette fois, tu n'auras pas d'excuses! Je peux même téléphoné à ton patron s'il le faut, je suis capable de tout!
. -Arrete de dire n'importe quoi! [rires] C'est bon, je serai là, je te le promets!
. -Il faut que tu sortes un peu, rencontrer des hommes et tout et tout!
. -Emma, je t'ai dit que je passerais le week end avec toi! T'es pas obligée de me faire une leçon de vie non plus! [rires]
. -Mais c'est pour ton bien Claire! Rappelle moi juste depuis combien de temps tu n'as pas passé la nuit avec un hommme?
. -... 3 mois
. -Mhum, il est temps que je reprenne les choses en main! Bon, je dois te laisser, j'ai un tas de trucs à faire, appelle moi quand tu seras à San Francisco!
. -Promis, à la semaine prochaine, je t'embrasse.
. -Moi aussi.

. Claire reposa son téléphone, il était déjà tard dans la soirée, le lendemain, elle se levait tôt et elle n'avait encore quasiment rien mis dans sa valise. Elle entassa quelques jeans, quatre ou cinq pulls, deux livres qu'elle atrapa au passage mais qu'elle n'aurait probablement pas le temps de lire avec tout le travail qui l'attendait. Lire, cela lui manquait, elle regrettait le temps où elle pouvait avaler trois ivres de bonne taille par semaine, avide de savoir absolument la fin de l'histoire, pour cela, elle devait lutter contre le sommeil qui la taraudait à chaque instant mais c'était son moment de détente quand elle était étudiante, elle ne pouvait s'en passer ; s'évader pour ne pas craquer sous le poids des études. Aujourd'hui ses études étaient bien finies mais elle ne trouvait pas un moment à elle pour se livrer à cette activité qu'elle aimait pourtant tellement.

. Ce soir là, elle se coucha tard après avoir vérifié qu'il ne lui manquait rien, que sa caméra était en parfait état de marche, et apres avoir avalé un plat surgelé en dix minutes.

# Posté le mercredi 05 mars 2008 07:46

Modifié le vendredi 21 mars 2008 12:00

Chapitre 2

Chapitre 2
. Il était 7 heures, son réveil sonna. Claire sortit doucement de son sommeil, elle attendit un peu avant d'éteindre la sonnerie qui tintait à ses oreilles afin d'être sûre de ne pas se rendormir. Ce n'est qu'au bout d'une demi heure que Claire se décida à sortir de son lit. Elle avait le temps, son vol n'était qu'à 20 heures ce soir mais il fallait qu'elle passe au bureau prendre les dernières consignes pour son reportage auprès de son patron. Elle aurait préféré un vol plus tôt afin d'arriver avant que la nuit ne soit tombée sur San Francisco. De plus elle aurait droit à deux nuits du fait des 10 heures de décalage horraire.

. Elle prit une douche en vitesse, avala un petit déjeuner express avant d'enfiler un des seuls jeans qui lui restait dans son armoire ainsi qu'une chemise. Elle se dit qu'il était vraiment temps qu'elle renouvelle sa garde robe mais elle n'avait jamais le temps avec tout son travail. Elle décida de partir au bureau à pied, elle avait envie de marcher un peu ce matin, de se changer les idées et pour cela les matins frais de décembre était parfaits. Lorsqu'elle sortit, un froid saisissant la prit au visage mais étrangement, une sensation de bien être l'enveloppa à ce moment, elle pensa à sa vie, se dit que pour rien au monde elle ne voudrait qu'elle soit différente, qu'elle adorait son travail et que peut être cette chance n'était pas partagée par tout le monde. Bien sûr, la seule chose qu'elle regrettait, c'était qu'elle n'avait pas beaucoup de temps pour ses amis. Mais que peut être une fois qu'elle aurait fait ses preuves au travail, cela changerait. A ce moment, elle pensa à ce qui l'avait ammené jusqu'ici, cette volonté, ce caractère qu'elle avait eu tant de mal à endurcir et qui lui avait, jadis, posé bien des problèmes quand elle était au lycée : elle n'arrivait pas à s'imposer parmi les autres et même parfois avec ses amies ; ses professeurs qui lui avaient tous dit que journaliste n'était peut etre pas un métier fait pour elle, non pas à cause de ses résultats qui étaient excellents mais du fait de sa timidité. Tous sauf un ou plutôt une, sa prof d'histoire qu'elle adorait tant, qui au contraire de tous lui avait dit qu'il fallait croire en ses rêves et en soi, qu'elle pouvait y arriver. C'était donc grâce à elle que ce matin de décembre, sur ce trottoir elle se disait que sa vie était idéale. En fait elle lui devait tout.

. C'est donc dans cet état d'esprit un peu nostalgique mais surtout confiant et heureux qu'elle arriva au bureau. Son patron l'attendait dans son bureau, il avait une grande nouvelle à lui annoncer :
. -Bonjour Claire, asseyez vous, jai quelque chose d'important à vous dire.
Claire s'assit, sans un mot, un peu angoisée de ce qu'allait lui dire son patron.
. -Cela fait un bon moment que je vous observe travailler et je vois que vous mettez vraiment tout votre coeur dans votre travail. Je crois que vous partez ce soir pour San Francisco et vous n'étes pas sans savoir que le Golden Gate fête cette année ses 70 ans. Et bien, il y a un petit changement de programme, c'est vous Claire qui serez la journaliste française en chage de cet événement.

. Claire n'en cru pas ses oreilles, elle allait faire ce dont elle avait toujours révé : pour l'occasion, les équipes techniques de San Francisco avaient organisé un jour spécial durant lequel, les journalistes officiels de chaque pays présents pour l'événement pourraient monter sur l'un des piliers du Golden Gate afin d'avoir la vue on ne peut plus magnifique et spactaculaire sur San Francisco.

. -Je ne sais pas quoi dire, seulement merci. Je suis si heureuse, je ne vous déceverai pas, je vous le promets ; mon reportage sera à la hauteur de vo espérances.
. -Mais je n'en doute pas. Maintenant, je vous laisse aller préaprer vos affaires, j'ai du travail.
. -Merci encore et aurevoir.
. -Aurevoir Claire.

. Elle n'en revenait pas, abasourdie elle marchait vers son appartement, la tête en fouilli, essayant de réaliser ce qui lui arrivait. Oui, c'était bien vrai, dans quelques jours, elle serai à 230 mètres de hauteur, sur un des piliers du pont qu'elle trouvait magnifique depuis son enfance ; comme sur le toit du monde.

# Posté le mercredi 12 mars 2008 09:38

Modifié le vendredi 21 mars 2008 10:58

Chapitre 3

Chapitre 3
. Lorsque Claire ferma la porte de son appartement, avant de partir pour l'aéroport, elle était profondément heureuse mais surtout pressée d'arriver et de faire ce reportage. De plus, un nouvel assistant lui avait été assigné, elle adorait travailler avec de nouvelles personnes. Sur la route pour l'aéroport, sa gaieté se reporta sur le bouton du volume de la radio qu'elle tourna au maximum, une de ses chansons favorites était diffusée à ce moment.

. Elle vérifia que sa voiture était correctement fermée à clef, elle resterait ici durant les trois semaines que durerait son reportage. Claire retrouva l'activité typique aux aéroports : l'odeur des cafés souvent infectes sortis des machines automatiques qui aidaient les voyageurs à patienter lorsque leur vol avait du retard ou que soucieux de rater leur avion ils étaient venus deux heures avant ; ceux qui couraient dans tous les sens, à la quête de la bonne porte d'embarquement ; ceux qui se disaient aurevoir avant de se quitter peut être pour longtemps et tous les autres témoins de ces scènes banales et pourtant uniques pour ceux qui les vivaient. Claire regarda sa montre, elle aussi était en avance mais après tout elle aussi avait peur de rater l'avion qui la ménera à son rêve.

. Elle aussi, prit un café infecte, presque par habitude et glissa la monnaie dans la poche de son jean. Elle commença à se diriger vers sa porte d'embarquement, elle détestait faire la queue en attendant que certains passagers veuillent bien vider leurs poches ou se faire fouiller comme il était normal ces temps ci dans tous les grands aéroports mondiaux. Claire fut donc une des premières à devoir enlever tout ce qu'elle portait de métallique sur elle : centure, pince à cheveux, montre, bijoux... Un seul essai lui suffit, losqu'elle passa sous le fameux portail, aucun bruit ne se fit entendre au contraire du suivant dans la file qui lui avait du s'y reprendre à trois fois avant que le bruit infernal ne se calme. Elle s'installa dans l'avion comme à son habitude côté hublot. Le voyage se passa sans trop de perturbations ce qui n'était pas toujours le cas quand on survolait l'Atlantique de nuit.

. Claire fut contente de pouvoir se poser, elle était fatiguée. Elle n'avait pas réussi à dormir dans l'avion et elle aurait préféré afin de pouvoir préparer ses affaires en arrivant dans sa chambre d'hôtel. Elle avait eu beau lire, jouer sur son ordinateur et faire tout ce qu'elle faisait générallement lorsqu'une insomnie se présentait à elle mais rien n'y avait fait.

. Comme à son habitude, Mme Radcliff, la propriétaire de l'hôtel qu'elle aimait tant lui avait préparer un petit quelque chose à manger ainsi qu'un petit mot de bienvenue :

Joyeux anniversaire ma Claire.
J'espère que tu as fait un bon voyage.
Repose toi bien, bonne nuit à demain.

Anna

. Nous étions le 4 décembre et avec tous ces événements, Claire avait complétement oublié que c'était aujourd'hui qu'elle avait 24 ans mais les coups de téléphones de ses amis allaient bientot le lui rappeller durant la nuit. Ceux-ci auraient surement oublié le décalage horraire mais peu importait, Claire serait heureuse de les entendre et de savoir qu'ils avaient pensé à elle.

. Lorsqu'elle ouvrit la porte de sa chambre, elle se sentit tout de suite bien et fut heureuse de retrouver son petit cocon, elle avait hate de retrouver le rythme de San Francisco. Elle retira son jean afin de s'enfiler dans le lit qu'elle préssentait bien chaud, la présence d'un homme ce soir à ses cotés n'aurait pas été de trop mais elle de se dit qu'après le reportage qu'elle devait réaliser son patron lui laisserait peut etre un peu plus de temps libre et elle pourrait enfin s'occupper de sa vie sentimentale mise de coté il y avait bien trop longtemps. Quand Claire plia son jean, un bruit métallique se fit entendre, les pièces de la monnaie de son café tombèrent de sa poche. Quelque chose n'était pas normal, elle savait qu'elle avait oublié d'enlever ces pièces, qui lui étaient totalement sorties de la tête, de sa poche lorsqu'elle était passée sous le portail détecteur de métaux à l'aéroport. Pourquoi celui-ci n'avait émis aucune sonnerie assourdissante alors qu'il avait très bien marché pour les autres passagers?

# Posté le vendredi 21 mars 2008 11:37

Modifié le vendredi 18 avril 2008 05:38

Chapitre 4

Chapitre 4
. C'était surement une défaillance mécanique, rien de plus. Il n'y avait aucun soucis à avoir à ce sujet... Pourtant Claire ne cessait d'y penser et malgré son extrême fatigue ce détail l'empechait de dormir. Elle avait beau se retourner dans toutes les positions, compter les moutons ; rien n'y faisait. Allongée dans son lit, elle contemplait les étoiles par son velux. Le ciel était vraiment magnifique ce soir... La sonnerie de son téléphone la fit sursauter. C'était sa mère, même à des centaines de kilomètres de chez soi, les règles d'or de l'anniversaire ne voyageaient pas eux!

. Oui Claire allait bien... Oui elle avait fait bon voyage... Est-ce-que sa mère savait qu'il était trois heures du matin à San Francisco? Mais oui Claire l'excusait... Bien sur que ça lui faisait plaisir qu'elle appelle... Non, ce n'était pas la peine de rappeller plus tard puisqu'elle ne dormait pas... Non, elle n'avait pas de problème d'insomnie... Oui, Claire avait quelques soucis... Non, ce n'était rien de grave... Non, elle n'avait pas besoin d'en parler... Mais oui, elle la remerciait de s'inquieter pour elle... Oui, elle était heureuse de savoir qu'à la maison il neigeait abondamment... Oui, promis elle ferait attention pendant son reportage... Non elle n'avait pas peur d'un vertige soudain... Claire aussi l'embrassait... Oui, elle la remerciait d'avoir pensé à elle pour son anniversaire... Elle aussi, elle l'aimait.

. Claire sentit qu'un sommeil soudain l'emportait. Elle éteignit vite son portable afin de ne plus être dérangée. Elle rappellerait ses amis demain si certains d'entre eux avaient pensé à elle. Lorsque Claire se réveilla, une étrange sensation la tenait. Elle avait fait un rêve étrange, elle le savait ; mais il lui était impossible de se le rappeller. Tout ce dont elle se souvenait c'était d'un étrange brouillard. Quant à savoir ce qu'il cachait...Mais Claire n'avait pas tellement envie de se préoccuper pour ce rêve sûrement insignifiant. Elle n'avait qu'une seule idée en tête : rencontrer son partenaire de travail et préparer le reportage ainsi que la monté sur le Golden Gate prévue pour le lendemain.

. Lorsque Claire descendit, Anna l'attendait avec un petit déjeuner qui semblait très appétissant préparé par la vieille dame à l'occasion de son anniversaire. Claire embrassa tendrement Anna sur la joue avant d'attaquer le petit déjeuner, elle mourait de faim! Quelques tartines et cafés plus tard, Claire monta les marches de l'escalier quatre à quatre (elle était en retard) car elle aussi avait un cadeau importé de France pour la vieille dame. Elle avait trouvé dans un magasin de vieux bijoux une bague ; au premier regard, elle avait su qu'elle était faite pour Anna et s'était donc empressée de la lui acheter. Lorsqu'elle redescendit les esacliers, il y avait quelque chose de pas normal mais elle n'arrivait pas à savoir quoi. Afin de trouver la clé de ce mystère soudain, elle remmonta les marches et les dévalla ue deuxième fois. Arrivée en bas, elle venait d'avoir une lueur : le bruit des marches!! Celles-ci, vieilles et en bois faisaient toujours un craquement sourd dès qu'on leur posait le pied dessus mais aujourd'hui rien. Etrange mais Claire n'avait pas le temps de se poser beaucoup de questions, son retard s'accumulait, elle demanderait ce soir à Anna. Elle atrappa sa veste au vol, déposa la bague sur le plateau du petit déjeuner, devant Anna, accompagnée d'un petit mot prépapré à l'avance. Arrivée dans la rue, elle se rendit compte qu'elle avait oublié son écharpe. Demi-tour en vitesse mais quand Claire entra dans le hall, elle entendit nettement le bruit des pas de Anna dans l'escalier. Comment était-ce possible? Elle avait du rêver, le manque de sommeil probablement... Pourtant le doute persistait dans son esprit.

. Arrivée au bureau, elle alla demander quel serait son bureau pour cette fois. A chaque voyage, Claire avait droit à un nouveau car comme elle, des dizaines de journalistes allaient et venaient en quete de reportage à San Francisco. On lui indiqua qu'elle serait au bureau numéro 225. Son coéquipier était déjà arrivé, il l'attendait dans leur bureau. Claire remercia la dame de l'acceuil et se dirigea vers l'ascenseur. Elle appuya sur le bouton d'appel mais rien ne se produisit, ce dernier ne s'enfonça pas ; elle recommença, sans plus de succès. Un homme arriva à sa hauteur, elle lui dit qu'elle avait un problème avec l'ascenseur, le bouton ne marchait. Mais au moment où l'homme en question appuya sur le dit bouton, les portes s'ouvrirent aussitôt. L'homme regarda Claire étrangement puis s'éloigna. C'était la deuxième fois qu'une chose pareille se passait dans la matinée et cela devenait quelque peu angoissant.

. Son collègue s'était effectivement installé. Jeune, plutôt beau garçon, il avait l'air sérieux ; ce serait sûrement un plaisir de travailler avec lui. Elle s'approcha et se présenta :

. -Bonjour, je suis Claire Kline. Vous devez être Jérémy?
. -Oui, c'est moi ; bonjour. On peut peut-être se tutoyer, ça sera plus sympa pour travailler!
. -Ok, pas de problème.
. -On m'avait dit que tu étais française mais ton nom m'a mis un doute sur ces affirmatons!
. -Ha oui, ne t'inquiète pas! Mon nom est américain car mon père est New Yorkais mais il a toujours vécu en France ou presque et moi aussi.
. -Voilà donc un mystère de résolu! Je t'ai laissé le bureau côté fenêtre, on m'a dit que tu aimais regarder la vue quand tu travailles!
. -On dirait bien que tu es bien renseigné sur moi, plaisanta Claire!
. -En fait, je n'ai aucun mérite! C'est ton amie la secrétaire qui me l'a dit! Elle m'a aussi dit : "Si vous voulez lui plaire, faites des mystères!".
. -Oui, j'adore les mystères, c'est à cause de beaucoup de questions que je me posais que je suis devenue journaliste! Mais je dois dire qu'en ce moment, j'ai ma dose question énigmes!
. -Ha oui?
. -Ouais, il m'est arrivé de trucs bizarres depuis ce matin mais ce ne doit pas être grand chose! Mettons nous au travail si tu le veux bien!
. -D'accord, comme tu veux!

. Claire devait avouer que son assistant avait un certain charme qui ne la laissait pas insensible. Et après toute une journée passée ensemble, elle pouvait dire qu'elle le connaissait assez bien, c'était un garçon simple, amical, drole et charmant. C'est donc sans grande hésitation qu'elle accepta sa proposition de boire un verre apres le bureau Jérémy avait prétexté un cadeau d'anniversaire improvisé mais tous deux savaient bien q'il se passait quelque chose. Et de verres en verres, de plaisanteries en plaisanteries, la soirée s'éternisait et Claire comme Jérémy n'avaient aucune envie qu'elle ne se termine. C'est pour cela que Claire l'invita à venir passer la nuit à son hôtel. Il accepta et Claire passa une nuit de tendresse comme elle n'en n'avait plus eu depuis longtemps. Cependant, quand Claire se réveilla le lendemain, la même sensation que la veille l'opressait. Elle se souvint de son rêve, aucun doute c'était le même que la nuit dernière, il y régnait cette même atmosphère pesante, ce même brouillard opaque. Mais que pouvait donc bien signifier cette érange vision?

# Posté le mercredi 09 avril 2008 08:34

Modifié le lundi 21 avril 2008 13:20